Car la constitution (ou l’augmentation) de capital est une étape-clé de l’entreprise, elle nécessite des audits bien précis pour être menée à bien : c’est là qu’un commissaire aux apports intervient. On vous propose de voir aujourd’hui comment en trouver un sur la région Lyonnaise.
Où et comment trouver un commissaire aux apports à Lyon ?
Utiliser l’annuaire de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes
La base de départ reste l’annuaire officiel de la CNCC, qui recense tous les commissaires aux comptes inscrits, avec leurs coordonnées, implantations et forme d’exercice.
Méthode concrète :
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Aller sur l’annuaire national des commissaires aux comptes.
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Filtrer par localisation (Lyon, Rhône) pour sortir les cabinets réellement présents sur le territoire.
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Cibler en priorité les structures qui mentionnent expressément le commissariat aux apports, aux fusions ou aux transformations dans leurs domaines d’intervention, car tous les CAC n’en font pas leur quotidien.
On conseille de pré-sélectionner 5 à 10 cabinets lyonnais via cet annuaire, puis de faire un tri par taille, secteur et disponibilité (ou alors, on voit les critères de validation plus bas dans cet article).
Passer par la Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Lyon-Riom
Pour une recherche très ciblée sur la région, on s’appuie ensuite sur la CRCC Lyon-Riom, qui couvre notamment le Rhône, l’Ain et la Loire.
Approche efficace :
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Contacter directement la CRCC Lyon-Riom par téléphone ou mail pour demander une orientation vers des membres habitués aux missions de commissariat aux apports sur votre type d’opération (SAS tech, immobilier, opérations complexes, etc.) ;
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Demander si certains membres publient des guides ou communiquent souvent sur ces sujets, ce qui est souvent le signe d’une vraie pratique ;
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Vérifier, le cas échéant, si des listes ou annuaires plus détaillés sont disponibles, certaines compagnies régionales publiant des documents recensant leurs membres.
Croiser avec l’annuaire de l’Ordre des experts-comptables
Nombre d’experts-comptables lyonnais exercent aussi en qualité de commissaire aux apports, ou travaillent en partenariat avec un CAC habitué à ces missions. On rappelle d’ailleurs que l’expert-comptable peut intervenir sur l’évaluation des apports en nature au capital, notamment dans ce rôle.
Plan d’action :
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Utiliser l’annuaire officiel de l’Ordre des experts-comptables pour filtrer sur Lyon et Rhône.
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Identifier les cabinets qui affichent “commissariat aux apports”, “commissariat aux fusions”, “transformation de sociétés” dans leurs services.
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Demander clairement au cabinet s’il est en capacité d’assurer la mission en tant que CAC / commissaire aux apports ou s’il travaille avec un partenaire dédié.
Nous recommandons personnellement Archipel (https://www.archipel-lyon.fr/commissaire-aux-apports-a-lyon-archipel/) en sa qualité de commissaire aux apports Lyonnais.
Comment valider le bon profil
Trouver un nom ne suffit pas : la valeur se joue sur l’expérience du commissaire par rapport à votre opération.
Vérifier le socle réglementaire et les listes officielles
Un commissaire aux apports doit être :
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Soit commissaire aux comptes inscrit sur la liste prévue à l’article L. 821-13 du Code de commerce ;
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Soit expert judiciaire inscrit près de la Cour d’appel (cas plus rare, mais admis par les greffes pour la nomination).
Avant de signer une lettre de mission, on vérifie systématiquement :
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Son inscription dans l’annuaire CNCC ;
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Éventuellement, sa présence sur un arrêté listant les experts judiciaires désignés pour ce type de mission ;
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Le périmètre géographique de la CRCC (Lyon-Riom dans votre cas).
Sans ces vérifications, vous risquez un refus du greffe ou du président du tribunal de commerce au moment du dépôt de la requête.
Tester l’adéquation avec votre secteur et votre type d’actif
Les textes ne l’imposent pas, mais sur le terrain, un bon commissaire aux apports comprend la nature de ce qu’il valorise :
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Immobilier professionnel : un profil rompu aux valeurs locatives, aux décotes d’occupation, aux montages SCI / holding ;
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Actifs digitaux : un commissaire à l’aise avec les méthodes de valorisation des logiciels et SaaS (revenus récurrents, churn, ARR, etc.) ;
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Fonds de commerce / retail : quelqu’un qui connaît les multiples de marché, les coefficients sur CA, les pratiques bancaires locales.
Lors des premiers échanges, on pose des questions directes : nombre de missions similaires réalisées ces 24 derniers mois, méthode de valorisation privilégiée, références sectorielles, capacité à défendre son rapport devant des associés ou un juge si besoin.
Comparer les honoraires de façon intelligente
Les honoraires ne sont encadrés ni par un barème national, ni par un pourcentage imposé, et varient selon :
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La complexité de l’opération ;
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Le nombre d’actifs à évaluer ;
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Le niveau de documentation fourni ;
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Les délais imposés.
Sur le terrain lyonnais, on observe pour des opérations “standard” (SAS / SARL avec 1 à 2 actifs en apport) une fourchette de quelques milliers à une dizaine de milliers d’euros HT, avec des pointes bien plus élevées pour les opérations de groupe.
Pour comparer proprement :
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On demande un devis détaillant nombre de jours, taux journalier, frais éventuels ;
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On exige un calendrier de mission écrit avec jalons (réception des docs, visite, projet de rapport, rapport définitif) ;
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On interroge la gestion des surcoûts (par exemple, si des éléments d’information manquent ou si un complément d’analyse est demandé par le greffe).
Et vous aurez normalement maintenant toutes les clés pour trouver votre commissaire aux apports sur Lyon (ou plus simple, contactez Archipel comme on a vu précédemment).

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