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Attestation sur l’honneur de non condamnation micro entreprise : Déclaration et Filiation

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Vous créez votre micro-entreprise et on vous demande une attestation sur l’honneur de non condamnation ? Vous voilà face à ce document mystérieux qui accompagne votre déclaration de filiation. Pas de panique !

Cette formalité, bien que technique, est en réalité assez simple à comprendre et à rédiger. Elle fait partie des obligations légales pour certains types d’activités, et il vaut mieux savoir exactement ce que vous signez.

Dans cet article, vous allez découvrir qui est concerné par cette attestation, pourquoi elle est exigée, et comment la rédiger correctement. À la fin de votre lecture, vous saurez exactement quoi faire pour être en règle avec l’administration !

Qu’est-ce que l’attestation sur l’honneur de non condamnation ?

L’attestation sur l’honneur de non condamnation est un document par lequel vous déclarez n’avoir fait l’objet d’aucune condamnation pénale, sanction civile ou administrative de nature à vous interdire de gérer ou diriger une entreprise.

Concrètement, cette déclaration atteste que vous n’avez pas été condamné pour des infractions qui pourraient vous empêcher d’exercer une activité commerciale ou artisanale. Elle s’accompagne systématiquement d’une déclaration de filiation, qui précise l’identité de vos parents pour éviter toute confusion avec des homonymes.

Cette attestation n’est pas un simple bout de papier : elle engage votre responsabilité juridique. L’administration vérifie sa véracité en consultant votre bulletin n°2 du casier judiciaire. Autant dire qu’il ne faut pas prendre cette démarche à la légère.

Depuis 2023, cette formalité s’effectue entièrement en ligne via le guichet unique géré par l’INPI, dans le cadre de votre immatriculation au registre national des entreprises ou au registre du commerce et des sociétés.

Qui doit fournir cette attestation et pourquoi ?

Cette obligation concerne exclusivement les commerçants et artisans qui souhaitent s’immatriculer en micro-entreprise. Si vous exercez une profession libérale, vous n’êtes pas concerné par cette formalité. Les activités de service public ou certaines professions réglementées peuvent également être exemptées.

L’objectif de cette mesure est de protéger l’écosystème économique. L’administration veut s’assurer que les personnes qui dirigent des entreprises n’ont pas été condamnées pour des infractions incompatibles avec la gestion d’une activité commerciale : escroquerie, abus de confiance, banqueroute, etc.

Type de condamnation Conséquence
Condamnation pénale avec interdiction de gérer Refus d’immatriculation
Faillite personnelle en cours Immatriculation impossible
Sanctions administratives Examen au cas par cas

La déclaration de filiation qui l’accompagne permet d’éviter les erreurs d’homonymie. Imaginez que vous vous appeliez Dupont et qu’un autre Dupont ait été condamné : la filiation permet de faire la distinction entre vous deux.

Cette vérification s’appuie sur le fichier national des interdits de gérer et sur votre casier judiciaire. Si vous mentez sur cette attestation, les conséquences peuvent être très lourdes : amende jusqu’à 4 500 €, emprisonnement pouvant aller jusqu’à 6 mois, et interdiction de gérer pouvant durer jusqu’à 15 ans.

Comment rédiger et transmettre votre attestation ?

La rédaction de cette attestation suit un modèle standardisé que vous pouvez trouver sur le site service-public.fr. Vous pouvez la rédiger à la main ou utiliser les modèles officiels disponibles en format PDF ou Word.

Voici les mentions obligatoires à faire figurer :

  • Vos nom, prénom, date et lieu de naissance
  • Votre adresse complète
  • La déclaration de non condamnation elle-même
  • La déclaration de filiation (nom et prénoms des parents)
  • Date et signature manuscrite

Côté pièces justificatives, vous devrez joindre une copie de votre pièce d’identité en cours de validité. Cette démarche s’effectue désormais entièrement via le guichet unique, dans le cadre de votre immatriculation.

La procédure est rapide : comptez environ 3 minutes pour remplir le formulaire en ligne. Une fois votre dossier déposé, l’administration procède aux vérifications nécessaires avant de valider votre immatriculation. Pour certaines démarches administratives complémentaires, vous pourriez aussi avoir besoin d’autres documents, comme une attestation dévolutive dans certains contextes spécifiques.

Attention aux erreurs courantes : vérifiez bien l’orthographe de vos informations personnelles, n’oubliez pas de signer, et assurez-vous que votre pièce d’identité soit lisible. Une fois votre micro-entreprise créée, vous recevrez également votre attestation auto-entrepreneur INSEE qui confirme votre immatriculation.

En cas de fausse déclaration, les sanctions sont sévères et peuvent compromettre durablement votre capacité à diriger une entreprise. Mieux vaut jouer franc jeu dès le départ : l’administration finira toujours par découvrir la vérité lors de ses contrôles.

Julien

Julien

Expert en business et entrepreneuriat, partageant conseils et stratégies pour développer votre entreprise.

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